Biographie de Pascal Paoli

Publié le par Aurélie DESANTI

Pascal Paoli, connu également sous le nom corse de Filippu Antone Pasquale de Paoli, est un homme qui fut à la fois politicien, général et philosophe. Symboliquement, Pascal Paoli a fait, aux yeux de la population corse, partie intégrante de son histoire notamment lors de la guerre, qui a sévi pendant près de quarante ans, opposant les Génois aux Corses au cours du XVIIIème siècle.

Son parcours personnel

Son enfance

Pascal Paoli voit le jour à Morosaglia le 6 avril 1725 de Hyacinthe et de Diunisa. En 1940, il a seulement 15 ans, mais force est de constater que sa famille et lui n’ont d’autres choix que de s’expatrier en Italie (plus précisément à Naples).

Près de 15 années s’écouleront avant que Pascal Paoli ne puisse retourner en Corse pour livrer bataille afin de faire de son île une nation indépendante. Son ultime défaite en 1769 contre l’armée royale française l’oblige à partir de nouveau, mais pour la Grande-Bretagne cette fois-ci. Il décida d’y passer le reste de ses jours et décéda à Londres le 5 février 1807, à l’âge de 81 ans.

Ses débuts

C’est en intégrant l'école militaire de Naples ainsi qu’en suivant des cours au sein de l'Académie Royale d'Artillerie que Pascal Paoli reçoit la formation qui lui permettra de mettre en œuvre ses idéaux.

Sa carrière

À la fin de ses études au sein de l’école militaire, Pascal Paoli intègre le régiment royal de Farnèse, guidé par Antonio Genovesi, fervent humaniste qui lui servira de modèle.

En 1755, il est appelé en Corse en tant que député de Morosaglia. Il repartira le même jour avec le titre de général en chef de la nation corse. Au cours de cette même année, il proposa un acte de constitution qui fut adopté par la population corse.

Héros pour son peuple, il introduit tour à tour de nouveaux aliments sur l’île (la pomme de terre), collabore à fonder L'île-Rousse, crée une monnaie frappée du sceau de la nation corse, publie le premier journal officiel de Corse et bien d’autres encore.

Bataillant vaillamment et fièrement, Pascal Paoli perd cependant le dernier combat de sa carrière en 1769 et s’exile vers la Grande-Bretagne avec 500 de ses compagnons.

Ses épopées ont par ailleurs été retranscrites par James Boswell, écrivain d’origine britannique, dans l’œuvre intitulée "Journal de voyage et mémoires de Pascal Paoli".

Son nom a également été donné à plusieurs institutions scolaires telles que le lycée Pascal Paoli ou bien encore l'université corse.

Pascal Paoli

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